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Les kinésithérapeutes de l'IEM nous font découvrir leur métier...

 

Le métier de kinésithérapeute, qu'est-ce que c'est ?

 

1)         Qu’est-ce qui vous a poussé à faire ce métier ?

            Ayant un côté solidaire, le contact humain est la première chose qui nous a attiré dans ce métier. Le fait d’être utile à l’autre, de pouvoir voir différents environnement sont aussi des atouts du métier de kinésithérapeute. Nous ne cherchons pas un métier de bureau, la kinésithérapie nous a alors tout de suite plu car c’est un métier très dynamique et dans lequel on voit des cas toujours différents.

 

2)         Qu’est-ce qui vous plaît le plus ou que trouvez-vous le plus intéressant dans votre métier ?

            Nous avons un métier qui nous permet une certaine autonomie tout en travaillant sous l’autorité du médecin. Nous pouvons choisir et varier les exercices d’une séance à l’autre afin d’éviter toute monotonie dans notre travail

            Ce que nous apprécions beaucoup dans notre travail est le contact avec les résidents, particulièrement le contact avec les enfants. Ce dernier est très différent d’un contact avec des personnes adultes. Les enfants que nous soignons sont handicapés depuis leur naissance, ce handicap est donc intégré dans leur vie quotidienne (contrairement aux patients ayant eu un accident). Les enfants sont donc plus joyeux car pour eux ce handicap fait partie de leur vie et ils en souffrent moins psychologiquement.

 

3)         Qu’est-ce que vous apporte votre métier sur le plan personnel ?

            Ce métier nous permet d’envisager la vie différemment ! On se sent vraiment utile pour le jeune et c’est très gratifiant. En plus du rôle de kiné, nous avons souvent un rôle de confidentes. Les enfants aiment beaucoup nous raconter ce qu’ils font et ce qui les tracassent. Ils ne nous considèrent pas que comme leur kiné.

            Le fait de travailler avec des enfants nous permet également de faire plus facilement la part des choses, car on s’identifie moins à eux.

 

4)         En quoi consiste, concrètement le métier de kinésithérapeute ?

            La kinésithérapie consiste essentiellement à entretenir et prévenir d’éventuelles déformations liées à la pathologie. C’est d’autant plus important avec les enfants en pleine période de croissance car c’est à cette période que peut avoir lieu l’aggravation de certaines malformations. Cette anticipation permet parfois d’éviter des interventions chirurgicales dans le futur.

            La kinésithérapie traite aussi bien des pathologies, comme les problèmes neurologiques, la rhumatologie, etc mais aussi des « bobologies » c’est-à-dire des petites blessures que se font les jeunes et qui peuvent être traitées par leur kiné.

            La kinésithérapeute fait travailler les articulations et la motricité du patient. Elle lui apprend les fonctions de son corps, par exemple comment se retourner, changer de position, etc. Elle montre au patient qu’il peut faire toutes ces choses tout seul, car bien souvent les parents de ces jeunes leur font tout à la maison. Les enfants pensent donc qu’ils ne sont pas capables de le faire, ou n’en ont pas l’envie. Il faut donc les motiver et leur prouver qu’ils peuvent le faire tout seul.

 

5)         Quelles sont les qualités requises pour exercer votre métier ?

           Il faut d’abord être très patient ! Notamment lorsqu’il s’agit de remotiver certains jeunes qui n’ont pas envie de faire les exercices. Mais également parce-que les jeunes mettent plus de temps que nous à réaliser un exercice, et il faut bien sûr le prendre en compte. Il faut également avoir de l’empathie car les jeunes se confient beaucoup. Il faut être tolérant, ne pas juger les enfants. Il faut savoir écouter le jeune, qu’il parle de sa maladie ou de ses problèmes personnels. Enfin, il faut être endurant physiquement car ce métier peut d’avérer très fatigant, notamment à force de soulever et de porter les enfants, même si certaines machines permettent de soulager les professionnels.

 

6)         Quel impact votre travail a-t-il sur les patients ?

            Notre travail vise à les rendre plus autonome dans leur vie quotidienne. Pour eux, ces séances de kinésithérapie sont importantes et ils ont conscience qu’ils en ont besoin.

 

7)         Avez-vous des retours sur votre travail de la part des patients et/ou familles des patients ? Si oui, lesquels ?

Il y a plusieurs rencontres parents/professionnels dans l’année qui permettent de faire le point avec les familles.

 

8)       Votre métier comporte-t-il certaines contraintes ? Si oui, lesquelles ?

            La première contrainte est qu’il faut être en bonne forme physique car sinon c’est un métier prenant et fatiguant avec l’âge. Une autre contrainte est que parfois les enfants ne comprennent pas les répercussions que peuvent avoir ces séances pour eux. Ils n’écoutent pas toujours les conseils que nous leur donnons, parfois par manque de maturité. Pour nous, la contrainte la plus importante est le nombre de réunion, souvent trop longues, qui nous empêche de prendre en charge des enfants.

 

9)       Combien de résidents recevez-vous en moyenne par jour ?

            Nous avons environ 9 enfants par jour, mais cela pourrait être plus si nous étions plus nombreuses.

 

10)       Combien de temps devez-vous suivre un résident ?

                        Cela dépend vraiment des pathologies. Mais en moyenne, nous devrions voir 2 fois par semaine chaque enfants, 3 fois serait même l’idéal. Mais nous n’y parvenons pas car nous ne sommes pas assez nombreuses.

 

11)       Auriez-vous des conseils à donner à une personne qui souhaiterait exercer votre métier ?

            C’est une bonne orientation ! Etre kinésithérapeute est très gratifiant. En plus, il y a peu de risque d’être au chômage !

 

Merci aux kinésithérapeutes de l'IEM d'avoir acceptées de répondre à nos questions. Vous pourrez prochainement découvrir un reportage en lien avec cette interview sur la page Facebook de la Fondation.

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