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Faire du sport tout en soignant des patients ?? Et oui, c'est possible ! Perrine, professeur d'APA (Activité Sportive Adaptée) à la Fondation Mallet nous explique comment elle a réussi à allier ses deux passions.

 

 

 

Être professeur d’APA, qu’est-ce que c’est ?

 

 

1) Qu’est-ce qui vous a poussé à faire ce métier ?

A la fin du lycée, je souhaitai faire un métier qui me permette d’allier mon intérêt pour le domaine médical et ma passion du sport.

 

2) Pourquoi à la Fondation Mallet ?

Je recherchais un centre de rééducation où je pourrais travailler avec des patients présentant des atteintes orthopédiques et qui soit proche de chez moi. De plus je me retrouvais dans les valeurs véhiculées par la fondation.

 

3) Qu’est-ce qui vous plaît le plus ou que vous trouvez-le plus intéressant dans votre métier ?

Le contact humain est quelque chose de très important pour moi. J’apprécie également le fait d’accompagner les patients dans les moments difficiles et de les aider à en ressortir plus fort.

 

4) Qu’est-ce que vous apporte votre métier sur le plan personnel ?

Dans la vie de tous les jours, mon métier me permet d’avoir un regard différent sur chaque individu et de l’empathie.

 

5) En quoi consiste, concrètement votre métier ?

Le professeur APA (Activité Physique Adaptée) intervient auprès de personnes en situation de handicap ou de personnes atteintes de maladies chroniques. Il propose des situations motrices qui utilisent des activités physiques, sportives ou artistiques adaptées à la situation et à la sécurité du pratiquant. Dans un objectif de rééducation, de réadaptation, d’éducation, de prévention et/ou d’insertion sociale.

Le professionnel APA travaille en complémentarité avec les autres rééducateurs, et s’inscrit dans le projet thérapeutique du patient.

 

 

6) Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

Pour exercer ce métier il faut de l’empathie et savoir écouter les patients car certains vont se livrer à vous. Il faut s’avoir s’adapter à chaque situation en fonction de la forme du patient. Mais également être inventif afin de renouveler les différents exercices.

 

7) Quels genres de pathologies traitez-vous ?

Je m’occupe beaucoup des patients ayant une atteinte orthopédique (ligamentoplastie, prothèse de genou/ de hanche/ d’épaule….) et un petit peu de neurologie.

 

8) Quels impacts votre travail a-t-il sur les patients ?

Lors des séances d’APA, je prends le patient dans sa globalité et l’aide à remuscler tout son corps et pas seulement ce qui a été opéré ou lésé. J’essaye de donner goût aux patients à l’activité physique pour qu’ils continuent par eux-mêmes en sortant de notre établissement.

 

9) Avez-vous des retours sur votre travail de la part des patients et /ou familles de patients ?

La plupart des patients me remercient de les avoir aidés à récupérer musculairement et s’aperçoivent qu’ils arrivent à effectuer certains mouvements qu’ils ne pouvaient plus faire avant. Dans le cadre d’un séjour préopératoire les patients me remercient car ils ont pu vite reprendre les béquilles ou se déplacer plus facilement dans le lit.

Sinon mes collègues kinésithérapeutes observent une différence sur les patients que je vois en relaxation, ils arrivent à mieux se détendre ce qui facilite les mobilisations qu’ils doivent effectuer.

 

10) Votre métier comporte-t-il certaines contraintes ?

Il y a des contraintes physiques dans ce métier, il faut accompagner les patients pour la réalisation de certains mouvements. On porte du petit matériel plusieurs fois dans la journée (entre 500gr et 10kg). Il faut rattraper les patients en cas de perte d’équilibre lors de certains exercices, et les aider parfois à s’allonger ou s’asseoir pour la réalisation d’exercices.

Il y a également des contraintes psychiques, le parcours de certains patients ou les complications lors de certaines rééducations nous touchent psychologiquement.

 

11) Combien de patients traitez-vous en moyenne par an ?

C’est difficile de quantifier car les durées de séjours sont variables selon les atteintes de chacun.

Voici tout de même quelques chiffres. En ce qui concerne le nombre de prise en charge, en début d’année nous étions à trente prises en charge sur une semaine (moitié individuelles, moitié collectives), ce qui correspond à soixante patients. En fin d’année nous sommes passés à cinquante-cinq prises en charge par semaine (1/4 individuelles, 3/4 collectives), ce qui correspond à cent vingt patients.

 

12) Combien de temps devez-vous suivre un patient ?

Cela dépend des durées de séjours, généralement pour les patients vus en hôpital de jour je les suis sur toute la durée du séjour, et je peux les voir quotidiennement ou 2-3 fois dans la semaine.

Pour les patients en hospitalisation complète, je les prends en charge au milieu de leur séjour et je les accompagne jusqu’à la sortie.

 

13) Auriez-vous des conseils à donner à une personne qui souhaiterait exercer votre métier ?

Si vous aimez le contact humain et que vous souhaitez vous investir dans la vie des personnes pour les aider à progresser et compenser leurs problèmes, alors ce métier est fait pour vous. Bien sûr il faut un certain goût pour les activités physiques et en pratiquer soit même afin de mieux comprendre les difficultés de chacun lors de la réalisation d’exercices.

 

 

Merci à Perrine d'avoir acceptée de répondre à nos questions. Vous pourrez prochainement découvrir un reportage en lien avec cette interview sur la page Facebook de la Fondation.

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