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Un après-midi de rêve à Septeuil

Le dimanche 27 Mai 2018, sous une chaleur torride et étouffante, Séverine l'éducatrice, Suzon la responsable de la communication et votre journalistes aux lunettes rouges étaient invitées au salon du livre de Septeuil. « Le chemin des mots  ».

Parce que je m’intéresse à la littérature et surtout que j'adore écrire. C'est, je crois, une de mes activités favorites depuis l’enfance. Mes deux superbes accompagnatrices, qui n'ont peur de rien, m’avaient proposé d'aller me présenter aux écrivains valides et présents, tout en leur montrant mes écrits.

C'était à moi de choisir parmi mes articles, celui qui leur conviendrait le mieux. Mon trouillomètre était réveillé : « Qu'est-ce que je vais leur lire ? », me demandais-je. J'avais bien les articles des activités du foyer. Mais quand on ne connaît pas un endroit, ce n'est pas intéressant.

Alors quoi ? Les nouvelles que j'avais écrites il y a longtemps ? C'était trop long. Je voulais quelque chose de drôle et d’amusant pour que les personnes ne s'ennuient pas et rient.

En nettoyant mon ordinateur (CHUT! Ne le dites pas à mes ergothérapeutes préférées car elles croient que je nettoie souvent mon ordinateur. Je l'avoue, c'est un de mes défauts.), j'ai retrouvé des poèmes que j'avais écrits. J'en ai lu quelques-uns que j’ai ensuite transmis à Séverine et à Suzon pour avoir leur avis. Elles ont apprécié. J'avais aussi choisi le premier chapitre de mon livre où je parle de ma naissance.

Pendant que je préparais mes documents, je me suis demandée comment ces personnes allaient me voir et cela m'impressionnait. J'étais très heureuse et inquiète. Tout le monde me disait: ça va bien se passer. Puis j'ai voulu mettre dans mon Spello (ma synthèse vocale), deux de mes poèmes pour que les personnes puissent entendre la voix d'une synthèse vocale. Claire, mon ergo, et la stagiaire, avaient passé toute une journée à recopier mes poèmes. Je crois qu'elles les connaissent par cœur maintenant.

Nous sommes parties bien à l'heure. Séverine m'avait installée en attendant Suzon qui est arrivée au même moment. La route n'était pas longue pour aller jusqu'à Septeuil. En arrivant, j'ai toute suite remarqué qu'il y avait sur le parking un camion noir. « Encore des gens qui déménagent ou qui emménagent, même le dimanche ! », ai-je pensé sans faire attention à ce qui était écrit dessus.

Mais quand Suzon m'a dit que c'était celui de Madame Pirès l'ancienne chef de service du FAM, j'ai sauté de joie. J'étais contente de la voir.

En descendant du véhicule, je suis allée directement à son camion. Madame Pirès était là avec son beau sourire. Elle m'a embrassée et nous avons parlé longuement avec Séverine et Suzon, qui m'ont demandé de lui faire écouter deux de mes poèmes. A cet instant précis, mon trouillomètre était en marche car j'avais surtout peur que mon cher Spello (ma synthèse vocale ) n'ait plus de voix. Vous n’en croyez pas vos oreilles ? Et pourtant c'est vrai : à chaque fois, il me fait cela juste au moment le plus important. Mais le matin même, je l’avais menacé que s'il n'avait plus de voix, je le mettrais dans une berne à ordures. Et le miracle se produit, Spello les a bien récités. J'étais contente. Madame Pirès les trouvait très bien et amusants.

Puis arriva le président de l'association Comi7 qui organise le salon du livre. Il était très gentil et chaleureux. Séverine m'a présenté à lui. Et j'ai eu pour la première fois de ma vie la sensation d'être « NORMALE », comme les gens disent.

Cet adorable monsieur nous a invitées à visiter leur salon du livre, dans la salle des fêtes, remplie de personnes passionnées d'histoire et d'écriture. Je ressemblais à une petite fille dans un magasin de jouets tellement il y avait d'auteurs et de livres à acheter. Pour commencer, je me suis laissé tenter. J'ai acheté deux livres. J'étais ravie.

Ce fut bientôt l'heure d’aller à la mairie pour nous installer avant que le public ne vienne m'écouter, toujours accompagnée du gentil monsieur qui me guidait pour prendre le bon chemin. C'était pour moi un casse-tête parce qu'il y avait un trottoir impraticable pour les fauteuils électriques.

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Mais heureusement Séverine et Suzon m'aidaient à conduire. Quand nous sommes enfin arrivées dans la salle qui ressemblait à un musée, avec plein de tableaux accrochés aux murs, le gentil monsieur m’a expliqué que je devais me mettre devant la grande table face au public.

Après trois petits créneaux, j'étais bien placée. Séverine et Suzon s'étaient assises de chaque côté. A cet instant, j'avais l'impression d'avoir deux gardes du corps et cela me plaisait beaucoup.

Les personnes commencèrent à entrer et s'asseoir. Pendant ce temps-là, mes charmantes gardes du corps s'étaient partagé mes poèmes et le premier chapitre de mon livre. Séverine et moi allions dire et lire mes fameux poèmes, tandis que Suzon lisait une moitié du chapitre. Lorsque tout le monde fut bien installé, on ferma la porte. Mais quelques instants plus tard, Madame Pirès entra sur la pointe des pieds.

Après un petit silence. Suzon leurs expliqua ma situation de vie et la méthode grâce à laquelle j'écrivais et m'exprimais. Puis j'ai commencé par dire deux poèmes grâce à mon Spello, qui marchait à merveille, de peur qu'une berne à ordures ne vienne le chercher... Puis ce fut au tour de Séverine de continuer. Comme je suis une éternelle étourdie, j'avais oublié de mettre ma signature de journalistes en bas de mes poèmes et je voyais Madame Pirès, assise au dernier rang, nous faire de grands gestes avec ses lunettes. C'était amusant de la voir et je suis retenue pour ne pas rire aux éclats devant le public.

Tout le monde a applaudi à chaque poème. Cela m’a fait plaisir. Suzon commença à lire mon chapitre. Il y a avait un grand silence et je n'ai pas osé tousser pour ne pas gêner la lectrice.

Et le public s’est levé et m'a applaudi. Je saluais avec ma tête en ayant une petite pointe de fierté. Quelques instants plus tard, Madame Pirès nous a rejoints en montrant ses lunettes :

« - Vous avez oublié de dire à la fin des poèmes : La journalistes aux lunettes rouges, » dit-elle en regardant Séverine qui les avait bien lus. J’ai éclaté de rire car j'étais tellement heureuse que ce ne soit pas grave. Et puis, c'était aussi de ma faute !

Une amie de Séverine s’est présentée et m'a proposé de participer à un concours de poésies. J'ai tout de suite accepté.

Comme il faisait très chaud, Madame Pirès nous a invitées à prendre un rafraîchissement à son camion. Nous parlions beaucoup quand une dame s’est présentée en s'excusant de ne pas avoir pu participer à la lecture. Alors j'ai fait fonctionner mon Spello (en le menaçant en pensée : « T'imagines ? Une benne… », pensais-je avec un petit sourire moqueur). Et il a récité mes poèmes.

Entre temps, arrivèrent le gentil monsieur avec deux autres messieurs : le maire et l'ajoint au maire. Cela me donnait l'impression qu'il y avait une bonne ambiance dans cette petite ville. Puis nous sommes retournées au salon du livre. Nous avons rencontré des personnes intéressantes et j'ai encore acheté un livre.

Puis ce fut l’heure des résultats du concours de poésies que le gentil monsieur a distribué. Après son discours, nous l'avons remercié très chaleureusement de m'avoir invité à cette manifestation.

Et je remercie infiniment Séverine et Suzon de m'avoir permis de participer à cette grande aventure. C’était pour moi un après-midi inoubliable.

Florence Jacob, la journalistes aux lunettes rouges

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