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Florence, notre sémillante résidante, journaliste en herbe aux fameuses lunettes rouges, nous raconte son séjour APF à Apt, avec une super équipe et un GPS...déroutant !


Il y avait déjà beaucoup de monde à la gare de Lyon le 17 Juillet 2017 le jour de mon départ en vacances. J'avais besoin de respirer un peu et de voir autre chose que le foyer. Ce séjour était à Apt une petite ville pas loin d'Avignon. Il nous a fallu du temps, au chauffeur et à moi, pour trouver la responsable des départs des séjours de l'APF. Mais au bout d'un quart d'heure, nous les avons trouvés dans un coin de la gare. J'étais rassurée. Il faut dire qu’à cette période de l'année, les gares parisiennes ressemblent à des champs de foires tellement il y a du monde. Après les préparations, cette dame très aimable m'a proposé de m'aider à manger car c'était l'heure du déjeuner et notre train partait à trois heures de l'après-midi. J'ai tout de suite accepté. Il y avait déjà quatre vacanciers qui partaient dans le même séjour. J'ai mangé une espèce de poudre froide sans rien dire mais ce n'était franchement pas bon. La responsable nous avait annoncé que le train, que la directrice du séjour et quelques accompagnateurs avaient pris pour venir nous chercher, était un peu en retard.

Soudain nous avons entendu l'annonce de l'arrivée du train en provenance d'Avignon. Le sourire est apparu sur les lèvres de la responsable car elle savait que Denise, la directrice du séjour, et trois accompagnateurs étaient arrivés. Eux aussi étaient perdus dans cette gare remplie de monde. Quelques instants plus tard, nous avons fait leur connaissance. Comme nous étions six vacanciers à partir et quatre accompagnateurs, Denise était obligée de faire deux groupes pour monter dans le train. Alors je suis montée avec Corinne, une vacancière, Vincent, un vacancier, et deux accompagnateurs. Lorsque nous étions bien installés dans le train, Denise et Germain, l'autre accompagnateur, se sont installés à côté de nous. Le voyage durait trois heures. .Au début, nous nous parlions puis au fur et à mesure que le temps passait, nous commencions à nous endormir les uns après les autres. Même moi, qui étais un peu fatiguée de ces derniers jours. Le soleil était là à notre réveil. Nous avons tous sursautés quand le conducteur du train nous a annoncé que nous étions bientôt arrivés à Avignon. À notre arrivée, il nous a fallu attendre que les autres voyageurs descendent afin d’avoir le champs libre. La chaleur nous a surpris en sortant sur le quai. La gare d'Avignon était accessible pour les personnes en fauteuil roulant.Tous les accompagnateurs et les autres vacanciers nous attendaient avec trois minibus. Après avoir fait connaissance, les accompagnateurs ont étudié comment installer les vacanciers dans les bus.

Quand tout le monde était monté, Germain s’est proposé de conduire. Pierre, un autre accompagnateur était son co-pilote. Françoise l'infirmière est montée derrière avec nous. Pierre a mis le GPS de Denise car ils ne savaient pas encore très bien la route pour aller jusqu'à Apt. La traversée d'Avignon fut rude parce que c'était l'heure où tout le monde sortait de leur bureau. Il y avait aussi des travaux. A la sortie de la ville, Germain constata que le GPS fonctionnait mal. Alors Pierre essaya de bien le régler afin que nous puissions rentrer à bon port. On avait perdu les autres bus qui étaient déjà loin.

« Après la troisième rue, tournez à gauche! », dit la voix du GPS.

Cette voix du GPS ressemblait étrangement à celle de Fanny Ardant mais en moins bien.Mais Germain s’est rendu compte que c'était une rue à sens interdit. Pierre lui conseilla de prendre la rue d'à côtés. Et Pierre essaya encore d'écrire l'adresse du lieu de notre séjour. Peut-être qu'il l'avait mal écrit la première fois. Nous avons remarqué alors que la signalisation était mal faite car la ville d'Apt n'était jamais signalée sur les panneaux.

« A quatre cents mètres, prenez la file de droite ! », expliqua Fanny.

Mais malheureusement, il n'y avait pas de file de droite. Germain ne savait plus quoi faire. Puis dans un petit village, nous avons rencontré un garçonnet qui faisait du vélo. Pierre baissa sa vitre pour lui demander la route d'Apt. Comme il n'était pas de la région, il n'a pas pu nous aider. Françoise regretta de ne pas avoir emmené son GPS. Nous avons roulé un peu à l'aveugle lorsque soudain, nous avons rencontré une voiture au bord de la route dans laquelle sur trouvait un couple. Très vite, Pierre descendit et alla à leur rencontre. Nous étions sauvés parce qu'ils connaissaient la route pour Apt. Et nous avons retrouvé le sourire. Déjà nos estomacs criaient famine, même celui de Françoise.

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Tout le monde nous attendait sur notre lieu de vacances. Denise la première car elle était la responsable du séjour. Nos trois accompagnateurs essayaient de lui annoncer que son fameux GPS avait perdu la tête. Mais des odeurs de cuisine nous chatouillaient les narines. Alors Denise nous a présenté Thomas le cuisinier. Il faut dire que ses petits plats étaient délicieux. Pendant le repas, on nous a expliqué l'organisation du séjour.
Je partageais la chambre avec Chantal, une vacancière très sympathique. Parfois nous avons eu de bons moments de fous rires. Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous avons passé cette première journée à nous installer et faire connaissance avec les uns et les autres. Puis nous avons fait le tour du lac qui était juste devant notre habitation.

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 Maison de la Boucheyronne, Apt  Plan d'eau d'Apt

    

Le lendemain après-midi, nous avons pris la route après le repas pour visiter les carrières de pierres. Il nous a fallu une heure de route pour y aller. Denise était devant avec sa voiture et Fanny Ardant pour nous guider la route.Les trois bus la suivaient de près car nous avions rendez-vous à 14 heures précise. Mais Fanny qui voulait toujours prendre le chemin des écoliers, avait réussi à nous perdre encore. Après un long moment, nous nous sommes retrouvés au milieu de nulle part. Nous regardions Denise qui était très énervée avec Fanny et qui la menaçait de la jeter par la fenêtre.

A notre arrivée aux carrières un guide avec un casque rouge d'ouvrier sur la tête nous attendait. Tout d'abord, il nous a donné des casques pour notre tête en faisant bien la leçon de bien les garder en cas de chute de pierres. Pour ma part, il était beaucoup trop grand pour ma petite tête. Il me faisait mal derrière la tête lorsque je la reposais sur mon appui tête. Et il tombait tout le temps sur mes yeux. Comme je suis très curieuse, cela m'embêtait de ne pas voir. Je pensais que je l'aurais durant toute la visite mais le cher guide m’a autorisé à l'enlever. Nous avions pris un vêtement chaud parce qu'au fond de ces carrières, il fait très froid. Ces carrières ont été creusées depuis soixante ans, par des hommes qui n'avaient pas peur de travailler dans l'obscurité et dans la poussière. On pouvait admirer ces hauts plafonds qui ressemblaient à ceux des cathédrales. Ces ouvriers ne voyaient pas le jour, surtout en hiver. Il fallait faire attention à ne pas creuser trop fort pour éviter un éboulement. Dans un recoin, habitait Pépita l'amie des ouvriers. Un mannequin avec des habits de femmes. Elle était aussi très coquette parce qu'elle portait des bijoux. J'avais hâte de retourner à l'air libre parce que il faisait trop froid.

Le jeudi, nous avons passé la journée au bord d'un lac qui était beaucoup plus grand que celui devant de notre établissement. Sous les grands arbres, bien à l'abri du soleil, nous avons pris le temps de pique-niquer. Thomas n'avait rien oublié de mettre dans la glacière même sa compote était savoureuse. Après une petite sieste bien méritée, nous avons fait une partie de pétanque. Marie-Line et Pierre avaient modifié un peu les règles pour que tous les vacanciers puissent jouer. Nous jouions avec plaisir et joie. Un petit vent s’est levé très vite. Wassilla une accompagnatrice qui avait fait des serres-volants, voulait essayer de les faire voler. Mais le vent est retombé.

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Etang de la Bonde, Lubéron

 

Nous étions invités à une soirée dans un petit village où tous les habitants viennent manger ensembles avec un spectacle ensuite. Tout le monde avait apporté quelque chose. Nous étions installés devant la bibliothèque et le temps nous menaçait avec ses gros nuages noirs. Quelques gouttes de pluie s'amusaient à tomber sur mon nez mais heureusement, les nuages sont partis. Alors nous avons pu assister à un spectacle de poésies et de chansons d'un artiste de la région. C'était bien et amusant.

Comme le tour de France passait par Apt, Vincent, un vacancier demanda à y aller. Tout le monde l'a suivi. Pour ma part, je voulais voir la voiture balais. Il y avait beaucoup de monde au centre de la ville. Nous nous étions installés comme on pouvait derrière les barrières. Les accompagnateurs avaient demandé aux gens avec gentillesse de nous laisser le champ libre pour que l'on puisse voir les cyclistes passer. Mais certains d’entre eux faisaient déjà la grimace et ils refusaient de se bouger. Alors les accompagnateurs leurs expliquèrent que nous ne pouvions pas bouger dans nos fauteuil et que ce serait merveilleux s'ils laissaient un passage pour nous. Mais personne n'a bougeait le petit doigt. J'étais derrière des irlandais qui n'avaient rien à faire des personnes munies d'un handicap. Claude une accompagnatrice, me mit ma casquette et j'ai attendu en regardant le pantalon de cette femme qui me bloquait la vue. J'ai eu envie de lui enlever mais heureusement pour elle que mes bras ne m'obéissaient pas. Alors j'ai à peine vue les cyclistes passer tellement ils roulaient vite. Et ma voiture balais alors ?

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Lorsque Denise nous annonça que nous allions visiter une fabrique de nougats, nous avions déjà l'odeur et le goût. Ce n'était pas facile de la trouver mais comme on était des gros gourmands, alors c'était très facile. Pour nous accueillir, nous avons eu droit à la projection d'un petit film sur la fabrication du nougat. Puis nous avons fait la visite et la dégustation. Il était intéressant de voir comment on fabrique du nougat. Puis la dégustation était un peu trop rapide. Pour ma part, je les regardais en salivant car moi aussi je suis gourmande. Nous ne pouvions pas partir sans acheter des nougats, alors nous avons fait notre réserve.
Pour le goûter, Denise nous invita à manger une glace sur la terrasse. J'étais ravie.  

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Quand on a dit que l'on allait encore visiter une carrière, je me suis dit que c'était l'année des visites de souterrains. Mais là, c'était différent. C'était une carrière musée. Je n'en croyais pas mes yeux. Lorsque nous sommes entrés dedans, nous étions dans le noir, et soudain, une musique bizarre a retenti dans nos oreilles.
Sur toutes les surfaces de la carrière, défilaient des tableaux du peintre Giuseppe Arcimboldo. Celui qui peignait des visages avec des fruits. Je m'amusais à regarder ces tableaux dans tous les sens mais ma tête n'arrivait pas à suivre.

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 Les Carrières de Lumières, Les Baux-de-Provence

 

La fabrique de fruits confits était très mystérieuse et amusante. Après nous avoir expliqué comment on fait les fruits confits qui atterrissent dans nos yaourts aux fruits, on nous a raconté que lors de la guerre de 14-18, tous les hommes de la ville étaient partis se battre. Les femmes travaillaient plus. Elles enlevaient les noyaux et la peau des fruits et ça prenait du temps. Ils faisaient aussi des épices. Les machines sont venues démolir leur quotidien. Ce qui m'a intéressé le plus c’est lorsque la guide nous a fait voir des photos qui étaient accrochées sur les murs. Elle nous a expliqué que c'était le directeur, sa femme et ses employés. Mais sur l’une d'elles, on voyait le visage d'une femme et un homme griffonnés à la craie. On soupçonnait que c'était la femme de l'homme qui avait fait cela pour ne pas être sur la même photo que la maîtresse de son mari…antichi canditi L HLYfbI

Le dernier jour, nous sommes restés dans notre résidence pour faire nos bagages et nettoyer les chambres. L'après-midi, les accompagnateurs avaient organisés un loto. Nous avons beaucoup ri. Et pour terminer le séjour en beauté, Thomas avait mis les petits plats dans les grands en cuisinant un repas de rêve. Nous avons passé notre derrière soirée à parler dehors sous un ciel étoilé. Le lendemain, nous avons pris le train pour Paris sous la grisaille.

J'ai trouvé que ce séjour était très agréable et reposant. Les visites et les promenades étaient parfaites. Je conseille à Denise de jeter Fanny par la fenêtre sans hésiter !

Florence Jacob,
La journaliste en herbe aux lunettes rouges

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